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L’animal (épineux) du jour

 © Floriane Mangiarotti

CARTE D’IDENTITÉ

Nom: Le Moloch horridus allias le diable cornu ou encore thorny dragon, est un saurien (reptile) de la famille des Agamidae (sous-catégorie de reptile).

Habitat: Ce petit lézard vit dans les plaines désertiques d’Australie, essentiellement dans la zone occidentale et apprécie particulièrement les sols sableux et plus rarement les sols rocheux : c’est un animal dit endémique (présent à l’état sauvage uniquement dans une région géographique).

Taille: Environ 15cm, les femelles étant plus grosses (~ 90g) que les mâles (~ 50g).

Mode de vie: Animal diurne et insectivore, il se nourrit essentiellement de fourmis noires et a un gros appétit : on estime qu’il mange jusqu’à 2000 fourmis par repas. Pour ingérer tous ces insectes, le thorny dragon se place sur le chemin emprunté par ces dernières et attrape chacune d’entre elles avec le bout de sa langue.
Vivant dans un milieu aride, le Moloch est contraint de stocker de manière durable l’eau. De la même façon que le chameau, ce lézard possède donc une masse graisseuse derrière sa tête faisant office de réservoir : pratique pour ses longues balades dans le désert et les interminables périodes de sécheresse.

Dessin de Léa Prévost

CE QU’IL FAUT RETENIR SUR L’ANIMAL EN QUESTION POUR DRAGUER… OU PAS

Comme le dit si bien le dicton « qui s’y frotte s’y pique… », personne ne s’approche du diable cornu. En effet son corps est entièrement recouvert d’épines aiguilleuses, lui conférant un moyen de défense dissuasif face aux plus ardus des prédateurs. Il chamboule leurs attaques et leur digestion.
Son apparence dangereuse s’accorde avec les couleurs sable de sa peau, favorisant sa dissimulation dans son biotope. Il se déplace de manière saccadée et lente, mais s’immobilise face à un adversaire afin de renforcer son camouflage. C’est un animal qu’on qualifie de placide : n’étant ni tête brulée, ni fuyard, il mise lors de ses rencontres avec les prédateurs sur son pouvoir de dissuasion. 

Cependant en plus d’avoir un rôle de protection, sa peau est également utile pour s’hydrater : il utilise ses écailles et la capillarité créée entre celles-ci pour faire circuler l’eau dans de fins canaux. On assimile ce mécanisme à un réseau de pailles lui permettant d’amener l’eau jusqu’à sa gueule.
Il puise ses ressources dans 5 milieux différents : les flaques rares du désert Australien, la pluie, la condensation, la rosée, et l’humidité du sol. Si le Moloch horridus passe par ce procédé compliqué pour s’hydrater c’est pour contrer son incapacité à aspirer les liquides, comme quoi on ne peut pas être fort dans tous les domaines !

Article écrit par Astrid Binon

Sources :