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L’animal (diabolique) du jour

© Andrii Slonchak

CARTE D’IDENTITÉ

Nom: Sarcophilus harrisii, ou diable de Tasmanie est un marsupial qui doit son nom à ses oreilles qui rougissent en cas d’agression, à ses grognements démoniaques et ses cris stridents.

Habitat: Comme son nom l’indique il ne vit qu’en Tasmanie : un État insulaire au large de la côte sud de l’Australie. On le trouve dans tous les types d’habitats de l’île: près des habitations, dans les côtes boisées ou encore dans les forêts.

Taille: C’est un carnivore de la taille d’un petit chien.

Mode de vie: C’est un chasseur nocturne mais aussi un charognard. Il passe ses journées caché dans des buissons ou des trous.

CE QU’IL FAUT RETENIR SUR L’ANIMAL EN QUESTION POUR DRAGUER … OU PAS

Le diable de Tasmanie est un animal cruel, intrépide et féroce. Il a un appétit d’ogre et est capable en un repas d’engloutir près de la moitié de son poids. Sa férocité compense sa taille réduite : sa tête volumineuse et ses mâchoires musclées font de sa morsure l’une des plus puissantes qu’un mammifère de cette taille puisse infliger. Il peut sans peine déchirer la chair et broyer les os.

Sa cruauté est sans limite, il est capable de manger tout ce qui lui tombe sur la patte : il peut manger de nombreux animaux comme des oiseaux, des poissons et des wallaby mais aussi des déchets comme des crayons, des jeans, des colliers de chien et même des éponges métalliques ! Il est même capable de dormir dans le ventre de sa proie pour pouvoir continuer à la manger plus tard si elle est trop grosse pour un seul repas afin de ne rien laisser du cadavre !
Le partage n’est pas le fort du diable. Il n’hésite pas à se battre avec ses congénères pour avoir le plus gros morceau de viande parfois même jusqu’à la mort.

Aujourd’hui il ne vit plus qu’en Tasmanie. Mais cela n’a pas toujours été le cas, l’espèce était présente dans une large partie de l’Australie avant de disparaître il y a environ 3000 ans notamment à cause d’une concurrence alimentaire avec le dingo.
Actuellement considéré comme une espèce menacée d’extinction, sa population s’est divisée par 6 au cours des vingt dernières années. Cela est principalement causé par une maladie mortelle : un cancer de la face transmissible entre individus. Cette tumeur se transmet par morsure au visage, lors d’une bagarre pour de la nourriture ou un accouplement. Elle entraîne des déformations du museau qui peut l’empêcher de se nourrir. Il meurt de faim.

Malgré un comportement peu appréciable, le diable de Tasmanie est important pour les écosystèmes australiens. En effet, pour éviter les diables, les chats se mettent à chasser le jour au lieu de la nuit. La présence du diable limite donc la prédation des chats sur des espèces nocturnes comme les rats qui en retournant la terre améliorent la pénétration de l’eau et des feuilles mortes dans le sol. Cela permet de limiter la propagation des incendies.

Article rédigé par Clarisse BATIFOL

Sources :