Femmes, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde. [L. Tolstoï]

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La journée de la femme, c’était le 8 mars !

Pourquoi le 8 mars ? D’après quelques recherches effectuées sur la toile, cette date fut initialement retenue par Lénine en l’honneur de femmes ayant manifesté les premières lors de la révolution russe en 1917. Cette célébration s’est étendue ensuite à tous les pays de l’ancien bloc est, et la tradition veut que chaque femme reçoive un bouquet de fleurs des hommes de son entourage.

Aujourd’hui, la journée de la femme fait partie des 87 journées internationales reconnues par l’ONU. Lors de cette journée, de nombreuses associations féministes se réunissent afin de discuter de l’évolution de la condition féminine, de ses revendications, mais également de ses victoires et ses avancées.

 

C’est donc à cette occasion que Symbiose 6 a décidé de rendre un hommage à celles qui ont apporté leur contribution au milieu scientifique. Ces femmes de toutes les nationalités, qu’elles se soient intéressées à la médecine, aux mathématiques ou encore à la botanique, ont découvert ou contribué à des découvertes qui ont bouleversé notre monde. Elles se sont bien souvent battues pour faire reconnaître leur droit à suivre les mêmes études que les hommes et ont dû prouver qu’elles en avaient les capacités.

Exclues de ce milieu masculin, elles ont finalement su surmonter leur marginalisation pour apporter leurs contributions au milieu scientifique. C’est donc en l’honneur des batailles qu’elles ont mené hier qu’on se doit leur dire merci aujourd’hui. Voici donc une liste (non exhaustive) de certaines d’entre elles…

  1. Il était impossible de passer à côté de l’illustre Madame Curie, figure emblématique de notre chère université, mais on parle en revanche un peu moins souvent de sa fille Irène Joliot-Curie (1897 – 1956), chimiste, physicienne et femme politique française. Elle obtint avec son mari Frédéric Joliot le prix Nobel de chimie en 1935 pour la découverte de la radioactivité artificielle.
  2. Anna Atkins : (1799-1871) britannique, botaniste. C’est grâce à son père, célèbre naturaliste, qu’elle reçoit une formation scientifique plutôt rare pour les femmes de sa génération. Elle est à l’origine des 251 gravures de l’ouvrage de Lamarck intitulé Histoire des mollusques. Elle fut membre, en 1839, de la Société botanique de Londres, l’une des rares sociétés savantes ouvertes aux femmes.
  3. Grace Murray Hopper, (1906 -1992) est une informaticienne américaine et amirale de la marine américaine. Elle est à l’origine de la conception du tout premier compilateur 1951
    (A-0 System) et du langage COBOL en 1959. Google lui a même dédié un doodle très récemment pour lui rendre hommage.
  4. Si les jeunes françaises sont maintenant bien plus nombreuses à franchir la barrière de la première année de médecine, Madeleine Brès (1842-1921) fut en tout cas la première femme à obtenir le diplôme de docteur en médecine.
  5. Valentina Vladimirovna Terechkova fut la première femme à avoir effectué un vol dans l’espace, c’est la première cosmonaute soviétique. Elle reste à ce jour la seule femme à avoir effectué un voyage en solitaire dans l’espace, et la plus jeune cosmonaute.
  6. Françoise Barré-Sinoussi  est une chercheuse française en virologie. En 1983, elle a participé à la découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’origine du sida lorsqu’elle faisait partie, à l’Institut Pasteur, de l’équipe de Luc Montagnier avec qui elle est corécipiendaire de la moitié du Prix Nobel de médecine pour leur découverte.
  7. Yvonne Choquet Bruhat : française, mathématicienne et physicienne française, elle fut la première femme élue à l’académie des sciences françaises.
  8. Marthe Gautier est une femme médecin française, principale actrice de la découverte du chromosome surnuméraire responsable de la trisomie 21 en 1959 avec Raymond Turpin et Jérôme Lejeune.
  9. Barbara McClintock (1902 – 1992) est une scientifique américaine, considérée comme l’une des plus éminentes cytogénéticiennes du monde. Elle étudia les chromosomes et leurs modifications pendant la reproduction chez le maïs. Elle a  notamment produit la première carte génétique du maïs, et démontré le rôle du télomère et du centromère. Elle fut élue à la National Academy of Sciences et reçut le prix Nobel de physiologie ou médecine pour sa découverte des transposons. À ce jour, elle est la première et la seule femme à avoir reçu individuellement un prix Nobel dans cette catégorie.
  10. Maud Menten (1879-1960) Tous ceux d’entre vous qui ont un peu étudié l’enzymologie ont déjà entendu son nom, mais ne se doutaient peut être pas qu’une femme se cachait derrière. Maud Leonora Menten était une scientifique médicale d’origine canadienne qui a contribué à la cinétique enzymatique en biochimie ainsi qu’à l’histochimie. Elle est surtout connue pour l’équation de Michaelis-Menten mais a également effectué la première séparation des protéines par l’électrophorèse en 1944 !

 

Depuis treize ans maintenant, le prix Irène Joliot Curie a été créé par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ainsi que par la fondation d’entreprise EADS  dans le but d’encourager et de valoriser la place des femmes dans la recherche. Trente-six femmes aux carrières scientifiques exemplaires sont alors lauréates pour les catégories suivantes : femme scientifique de l’année, jeune femme scientifique de l’année, et parcours de la femme entreprise.

 

De plus, l’UNESCO et la Fondation L’Oréal ont créé un autre prix pour récompenser chaque année cinq femmes scientifiques des cinq continents. Ce programme distribue également des bourses à des jeunes femmes scientifiques en thèse ou en post doc pour les encourager à persévérer dans leur carrière scientifique. Chaque année, plus de 200 bourses sont attribuées dans 50 pays du monde.

L’année dernière, Valérie Masson Delmotte, paléo-climatologue, a reçu le prix de la femme scientifique de l’année ; Wiebke Drenckhan et Claire Wyart, celui de la « Jeune Femme Scientifique » tandis que Véronique Newland s’est vue remettre le prix du « Parcours Femme Entreprise ».

Par ailleurs, Claire Wyart  travaille sur les traumatismes du crâne et de la moelle épinière, à l’hôpital de la Salpêtrière.

 

On en profite donc pour vous rappeler que dès lundi 10 mars 2014, c’est la semaine du cerveau qui commence, n’hésitez donc pas à vous rendre au Brainfast organisé par l’association ! Pour de plus amples informations, foncez consulter l’article précédent qui devrait vous fournir tous les renseignements nécessaires !

 

Source : https://fr.wikipedia.org/

 

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